mercredi 30 juin 2010

Un week-end à la capital

Comme annoncé dans le billet précédent, voici le récit de mes trois jours dans la capitale Québécoise en compagnie des montréalais.

1er jour : arrivée

Malgré quelques problèmes d’orientation, nous arrivons à la 1ère AJ. L’entrée n’est pas bien large, l’escalier non plus, mais l’endroit est convivial et accueillant. Le patron nous indique même sur une carte les lieux des spectacles du coin ; on n’a pas regretté ses conseils, loin de là. Une fois nos sacs à kilos entreposés, nous partons en ballade, direction la vieille ville !

Le première effet Québec, c’est que ca monte. La ville est construite sur une colline. Le 2ème effet Québec, c’est que c’est beauuuu. Ca ressemble à une vieille ville européenne. Certaine maisons des débuts sont restées, d’autres, moins vieilles, ont été construites avec une architecture façon renaissance ou gothique. Rajouté à cela la position en hauteur de la ville qui offre de sublimes panoramas sur le St Laurent et vous obtenez un rendu du plus bel effet.

 

Après un passage obligatoire par le Château Frontenac, on est descendu vers la ville basse pour profiter d’un spectacle de chanson d’impro et (surtout ^^) du gâteau de la St Jean. Et d’en bas, la vue est toujours aussi jolie.

Le soir, nous assistons au spectacle du Cirque du Soleil situé… sous deux voies d’autoroute. Nous faisons fi de la drôlerie pour nous concentrer sur la recherche d’un bon point de vue.

Ca y est, ca commence. Le début est joli, mais assez mou. Pendant un instant, je me suis même laissé penser que si cela continuait sur ce rythme on allait s’ennuyer. Que nenni ! D’un coup, la musique prend une tournure épique et des comédiens arrivent de partout, certains avec des sortes de parapluies enflammés, d’autres juchés sur des autruches à la Royal de Luxe. Wouaou !

Les tours s’enchainent sans temps mort. On retiendra notamment l’inconscient courant sur une structure tournante, tout d’abord avec une corde à sauté et puis avec un bandeau sur les yeux.

Au final, un spectacle impressionnant, et tout ca gratuitement. Wouaou !





2ème jour : excursion

Le lendemain, nous réembarquons notre paquetage pour une 2ème  AJ situé cette fois en plein cœur de la vieille ville. L’ambiance est toute aussi bien mais le petit déj’ est compris :).

Cette fois, nous affrontons les transports en commun de Québec. Ce n’est pas au point, trois terminus pour une seule ligne, un bus qui change de numéro de ligne en cours de route, des chauffeurs qui nous donnent des informations contradictoires… On finit tout de même par arriver aux chutes de Montmorency pour une balade des plus grandioses. Wouaou ! Des différents promontoires, on aperçoit la vallée du St Laurent ainsi que la ville de Québec au loin. Sous tous les angles, c’est beau.




On finit l’après midi par une promenade autour des remparts jusqu’aux plaines d’Abraham. Enfin, le soir, encore un spectacle avec le Moulin à Image. Le montage, projeté sur une usine du port, retrace l’histoire du Québec et effectue un tour d’horizon de la culture Québécoise. C’est joli et très bien fait.

3ème jour : culture

Nous avons passé toute la matinée de cette 3ème journée au Musée de la Civilisation. Ici, les musées sont beaucoup plus interactifs que chez nous, et ca se ressent. Au final, une exposition sur la nature et les saisons québécoises, une visite guidé d’une heure sur l’histoire du Québec (visite personnalisé, nous n’étions que nous quatre) et une exposition acoustique des plus originales sur l’apport de l’Afrique à la musique américaine (nous avions des casques audio qui adaptaient automatiquement la musique aux décors).

Enfin, nous avons fini notre séjour dans la capitale québécoise par un peu de shopping. Pour ma part, je pourrais poser une nouvelle plaque de voiture à côté de celle de l’Ontario !

 

Pour finir, quelle est la probabilité pour que l’on rencontre deux fois des gens de mon labo à Québec ainsi que des collègues de Polytech’ aux chutes de Montmorency ?

mardi 29 juin 2010

Un peu d'histoire

Je me Souviens ; souvenez-vous

Je suis jeune, mais je suis vieux; je parle français et pratique l’anglais. Je suis une minorité dans un grand pays, mais je suis la majorité parmi les miens. J’ai à cœur ma langue, j’ai en tête un rêve oublié par une génération, un projet inachevé par mes prédécesseurs.

Je n’oublie pas d’où je viens, je n’oublie pas nos bâtisseurs. Jamais ils ne sont sortis vainqueurs, et, étonnamment, encore aujourd’hui cette langue nous parlons. Soyons-en fiers, parlons fort, pour que jamais nous n’oubliions.

De la lame de Montcalm à la verve de Bourgault en passant par l’humilité de Lévesque, notre chemin s’est dessiné. Nos racines ils ont arrosées et l’arbre à poussé. Bien à vous d’en récolter les fruits et d’en semer les graines, car si aujourd’hui vous en parlez avec peine, moi je le sens dans mes veines.

Souvenez-vous d’où vous venez, souvenez-vous du fleurdelisé. Ce drapeau qui est le notre, maintes et maintes fois piétiné, mais qui est resté, est symbole de notre fierté. Bien enfouie au fond  de vous, l’idée ne demande qu’à ressurgir, le lys a besoin d’être arrosé.

J’ai beau être jeune et inexpérimenté, j’ai beau être la risée de l’autre côté, mais d’ici je les entends et les comprends: ils rigolent, ils se moquent, mais eux ne comprennent rien à notre parler et à nos idées. Ils nous traitent de rêveurs et d’extrémistes, moi je leur fais un doigt d’honneur et leur dis ceci:

Je suis bleu et francophone, je suis fier et Québécois, je gueule comme Pierre et vous regarde comme René. J’ai l fleuve et l’érable, je n’ai rien à vous envier. Je me suis agenouillé pour ne pas me faire tuer, pour que mes enfants puissent vivre, pour que mes enfants puissent continuer là ou j’ai arrêté. J’ai appris votre langage, j’ai travaillé pour vous à la sueur de mon front et maintenant je me suis relevé! J’ai failli oublier, j’ai failli être assimilé!!! Vous pouvez bien rire, vous pouvez bien nous ridiculisez, mais en vérité, c’est nous qui avons gagné.

Maintenant je dis à mes frères, à mes sœurs, aux peuples d’outre-mer qui se sont joint à nous et aux premières nations qui nous ont précédés: cette terre a une histoire, une épopée qui est loin d’être terminée. Peut-être n’aurons nous jamais un pays, mais en mémoire du passé, au présent et pour le futur, restons debout et souvenons-nous.

Bonne Saint-Jean baptiste!

Shawn Sirois


Et non, ce n’est pas de moi :). En faite, j’ai trouvé ce joli texte dans le journal étudiant de l’Universitaire de Sherbrooke. Non seulement c’est jolie, mais ca résume aussi assez bien la mentalité québécoise vis-à-vis des canadiens anglophones.

Tout ca pour dire que le 24 Juin, c’est la Saint-Jean, la fête du Québec ; autant dire que s’est pas un temps à sortir un drapeau rouge et blanc à feuille d’érable. Et ce jour là, à Québec, il y a un énorme concert gratuit sur les plaines d’Abraham. Et on y était !

Sauf qu’en faite, le concert c’était le 23 Juin… le 24 Juin c’est la fête en famille. On a quand même passé un superbe week-end, mais je vous raconterais cela dans un autre billet !

Pour finir, quelques explications pour comprendre le texte :

  •            Montcalm : général français ayant défendu, et perdu, la ville de Québec, et par là même la Nouvelle-France. La bataille c’est déroulé sur les plaines d’Abraham fasse au général anglais Wolf et est réputé pour n’avoir durée que 20 minutes.
  •     Pierre Bourgault et René Lévesque : hommes politiques militant en faveur de l’indépendance québécoise. Ils sont à l’initiative du PQ… (Parti Québécois ^^). C’est René Lévesque, alors 1er ministre du Québec, qui organisa en 1970 le 1er référendum sur l’indépendance du Québec.
  •           Fleurdelisé : drapeau québécois représentant une croix blanche sur fond bleu accompagnée de quatre fleurs de lys.

lundi 28 juin 2010

BBQ

Il y a deux week-end de cela, le labo à organisé un barbecue. Un endroit idéal (un parc à côté d’une rivière) et un temps idéal (soleil), ont fait de cette après midi une magnifique journée. Au programme : beach volley, frisbee, jeux de société, et bien sur barbecue. Ca faisait vraiment longtemps que je n’avais pas mangé d’aussi bons hamburgers.

Autant dire que ma vie est très très dur en ce moment :D


Pour finir, la photo insolite du jour, ou l’histoire de l’homme faisant du vélo avec deux iguanes :

mardi 22 juin 2010

Et pour quelques dollars de plus

… On a visité l’observatoire du parc olympique de Montréal et le biodôme, le tout sous un soleil de plomb.

 


L’observatoire est un beau bâtiment aux courbes élégantes… et surprenantes quand on sait que les deux tiers de la tour sont en béton. Surplombant le stade olympique du haut de ses 175m et de ses 45° d’inclinaison, l’observatoire offre un superbe panorama sur Montréal et son agglomération.


De gauche à droite : le St Laurent, surplombé de ses 3 ponts, la vieille ville, la nouvelle ville avec ses buildings et enfin le Mont Royal.



Une fois redescendu, nous nous sommes dirigés vers le biodôme. Cet ancien vélodrome reconverti abrite cinq espaces naturels reconstitués. Nous nous baladons donc la jungle à l’Antarctique en passant par la forêt canadienne tel un groupe de gamins s’extasiant devant chaque bestiole. On est bien resté un quart d’heure à regarder les manchots s’amuser. On a eu bien du fun ! Cependant, j’ai une petite pensée pour le Lynx qui doit trouver son espace de vie bien petit (une centaine de m² au plus).


Je finirais ce triptyque sur Montréal par cette citation du général :

« Vive Montréal ! Vive le Québec ! Vive le Québec… libre ! Vive le Canada français ! Et vive la France ! »

Signé,

Un clochard à l’air louche.

PS : vous pouvez aussi retrouver le récit de ce week-end ici

Il était une fois en Amérique

Montréal est une ville vivante. On pourrait croire qu’à chaque coin de rue se cache un festival, un spectacle de rue ou quelques attractions en tout genre (ne serait-ce qu’un écureuil faisant cueillette). 

Au cours de cette longue, mais superbe journée, nous avons pus croiser des choses aussi diverses que variées. regardez-donc :

  •           Un quartier chinois
  •           Spiderman (je suis fan)
  •           Des cafés glassés
  •           Un défilé incessant de Porsche, Ferrari, Viper et autres Corvette (Grand Prix oblige)
  •           Un Humer limousine
  •           Un rassemblement d’Austin Mini
  •           Des poutines
  •           Un spectacle de claquette
  •           Un autre de hip hop
  •           Un feu d’artifice
  •           Un panorama de Montréal la nuit
  •           Une vieille horloge
  •           Un quarantenaire en chemise hawaïenne et casquette de marin chantant les Beatles

Et tout ca en commençant la journée à midi, c’est fort !


Quelques preuves :

 





Pour finir, petit instant de nostalgie. Il y a 6 ans, j’étais au même endroit avec ma famille. Même lieu,… et même photo. J’avais bien  dit que j’y retournerais un jour !


La photo en question :

Le québécois, l'italien et le japonais

Ca commence comme une histoire drôle. C’est un italien, un japonais et un québécois dans la ville de Montréal… Mais personne ne sait vraiment comment finit l’histoire. Et personne n’a envi de la voir finir semble-t-il.

Il y a maintenant 1 semaine et 1 jour de cela, j’ai du me déplacer le vendredi à Montréal pour remplir de la paperasse administrative. Cela m’a semblé être l’occasion d’y passer le week-end pour découvrir la ville et revoir les trois Montréalais. Coup de chance, le même week-end se déroulait les Francofolies de Montréal, le Grand Prix du Canada et… l’anniversaire à Billy !

Toutes ces aventures risquent de prendre de la place. Histoire de vous laisser respirer un peu, j’ai découpé le schmilblick en trois actes. Tout d’abord, la soirée du vendredi soir.

Afin de profiter des Francofolies, nous avons commencé la soirée par deux concerts d’un style différent mais tout aussi sympathiques : Hugo Lapointe avec sa guitare sèche et ses chansons à texte, puis WD-40 avec son punk-rock au texte… euh… je vous laisse juger.


Extrait choisi : (Souvenir d'Amos)

On s'en est donc parlé longtemps

De ces animaux intelligents

Comme ton castor albinos

Pogné par les trappeurs d'Amos

Qu'y auraient donc dû manger avant

De mettre de la paille dedans

J’aimais le trou dans tes culottes


Pour les amateurs, cherchez la chanson « caisse de 12 ».

Pour finir la soirée, nous sommes partis vers un bar aux rumeurs prometteuses : le Saint Sulpice. Arrivée sur place, l’endroit semble bondé, la terrasse déborde. Ne se faisant pas trop d’illusion, nous entrons pour tenter tout de même notre chance. Et là, surprise, le lieu est immense. Le bar est en fait situé dans TOUTE la maison : cave, chambre de bonne, terrasse intérieur, balcons. Il y a trois étages en tout plus les terrasses extérieur et intérieur. L’endroit est vraiment chaleureux avec son ambiance party étudiante dans une maison bourgeoise à l’ancienne.

Statue de 2m de long surplombant le magnifique escalier de bois :


Au final, une sympathique soirée dans la nuit montréalaise.

samedi 19 juin 2010

Tranche de mie, euh... de vie

Aujourd’hui, je me suis décidé à faire des crêpes, comme ça, sur un coup de tête. Une fois la phase de conception terminée, je m’aperçois que la pâte à une couleur inhabituelle. Il semblerait que je n’ai pas acheté la bonne farine. Advienne que pourra.


Preuve de la mise à l’épreuve de mes talents culinaires :


Une fois la 1ère version de mon souper achevé, je goute. C’est pas pire comme dirait les Québécois. C’est un peu moins léger qu’à l’accoutumé avec un goût tendant vers le pancake mais ca reste vraiment appétissant. Je passe donc à la phase de réalisation. Une quinzaine de crêpes plus tard, il est temps de déguster. Et tout du long, musique celtique en fond sonore ; je me suis même surpris à esquisser deux pas de dance bretonne.


Image d’une double crêpe œuf, fromage et tomate. Le tout soupoudré d’une pincée de sel et de poivre :



Il y a comme un parfum de Bretagne sur Sherbrooke…

Et en plus, ce soir il pleut.

jeudi 17 juin 2010

La paille du voisin

Trois petites histoires qui en disent beaucoup sur la société Québécoise.

Lors de mon voyage jusqu’à Sherbrooke, alors que je galérais un peu dans les escaliers du métro de Montréal,  quatre personnes ont proposées de m'aider (et aidées donc). Ce n’est pas à Paris que ca serait arrivé ça...

Toujours pendant mon voyage. Je devais prendre un bus pour aller du centre ville de Sherbrooke à l’université. Ici, les chauffeurs de bus n’ont pas de tiroir-caisse, juste une borne à tickets. Cependant, je me suis aperçu à la monté que je n’avais pas la monnaie exacte pour un ticket (deux pièces de 2$ pour un ticket à 3,75$). Le chauffeur ma proposé de mettre ce que je pouvais et de compléter à mon prochain voyage.

Enfin, au cours d’un voyage en bus, un ado style « ouesh ouesh » a traversé tout le bus pour aller jeter un papier dans la poubelle située à l’avant du bus.

Je rajouterais à cela, qu’ici, les rues sont propre et que les transports en commun ne contiennent pas de tags ou de gravures.

Nous autres, les maudits français, on ferait bien d’en prendre de la graine.

mercredi 16 juin 2010

De Montréal à Sherbrooke

Suite et fin de mon voyage jusqu’à Sherbrooke, avec la partie Québécoise cette fois ci.

L’avion se pose sur la piste. Me voilà en territoire Canadien. Je commence par attendre d’avoir un peu de place pour sortir, j’en profite pour regarder le déchargement des bagages par le hublot. La transition entre l’avion et le train à bagages se fait d’un lancer de 2m à la main. Tout à fait rassurant.

A la recherche d’un guichet :

Une fois sortit de l’avion, je dois encore faire la queue pendant une demi-heure à la douane. Il y  a une bonne dizaine de postes, ca avance rapidement. Mais le pire est encore devant moi, je dois passer par l’immigration. Dans une petite salle, je me retrouve dernier d’une fille d’attente d’une vingtaine de français. Il n’a que deux guichets, et chaque personne reste 10 minutes environ. Ca avance vraiment, mais alors vraiment, pas. Un troisième guichet s’ouvre enfin, on commence à espérer. Mais un autre se ferme ! Puis encore un autre. Jusqu’à ce que le dernier guichet encore ouvert ferme lui aussi ! Il reste encore une bonne dizaine de personnes dans la salle. Par dépit ou par désespoir, tout le monde commence à s’asseoir par terre. En bons français, on critique l’administration. On n’est pas dépaysé au moins. Quelques minutes plus tard, le service reprend au rythme de deux guichets. Le pire c’est que trois employés n’arrêtent pas de tourner autour des bureaux, de s’assoir, d’allumer les PC, de demander une info à un collègue, puis de repartir on ne sait où.

3h après mon atterrissage, je sors enfin de l’aéroport…

A la recherche d’un logement :

Mais j’ai un autre problème. Il est plus de 21h, soit trop tard pour rejoindre Sherbrooke. Il me faut donc trouver un logement à Montréal. Je sais que mes trois collègues de Polytech’, arrivés quelques jours plus tôt, ont un appart sur l’ile de Montréal. Ils m’avaient prévenus de ne pas hésiter à les contacter aux besoins. Ca tombe bien, j’ai un gros besoin là (sans mauvais jeux de mots ^^). N’ayant ni leur adresse, ni leur numéro de téléphone, il ne me reste qu’internet pour les retrouver. Le wifi de l’aéroport étant payant, je me décide à prendre un bus pour le centre ville. Après avoir questionné l’habitant, on m’indique que je pourrais trouver un accès wifi à la gare d'autocar. Je ne sais pas trop pourquoi, ni commun, mais les cars Greyhound en émettent un gratuit. Me voilà donc assis sur un banc de la gare d’autocar de Montréal, portable sur les genoux, avec enfin une connexion internet (Yataaa \0/). Cependant, il faut que je fasse vite, si le car s’en va, je perds la connexion !

J’envois donc un courriel aux trois colocataires pour leur demander de se connecter à MSN ou Skype. En bon geeks, je me dis qu’il y en a forcement un des trois en train de surfer. Effectivement, quelques petites minutes plus tard, les voilà qui se connectent. Et Ils acceptent de m’accueillir !

20 minutes plus tard, me voilà arrivé au lieu de rencontre. Thibault m’attend pour me guider jusqu’à leur appart. Situation assez étrange que celle de rencontrer un visage connu dans une gare de métro totalement vide de l’autre côté de l’Atlantique. Mais ca fait franchement plaisir aussi !

Après une journée de voyage, je peux enfin me poser un peu et passer une soirée sympathique avec les montréalais.

Fin ?

Après une nuit reposante il me faut reprendre la route. Mais Sherbrooke n’est plus très loin. Après 2h d’autocar, puis 20 minutes de bus jusqu’à l’université, je finis par 15 minutes de marche à pied.

Me voilà enfin chez moi ! L’aventure est finie, ou plutôt… commence.

jeudi 10 juin 2010

AC/DC

Petite intermède avant la suite du récit de mon voyage jusqu’à Sherbrooke (la meilleure partie reste à venir, même si vous pouvez lire des spoilers dans d’autres coins de la blogosphère ; et j’enfume les petits malins qui me diront qu’une sphère n’a pas de coins).

Dans mon paquetage, j’avais pensé à tout, oui tout. Du moins j’en étais persuadé.

  •           Mon PC portable, check
  •           Mon cellulaire, check
  •           La batterie de mon PC portable, check
  •           Vérifier que la batterie fonctionne en 110V, check
  •           La batterie de mon cellulaire, check
  •           Vérifier que la batterie fonctionne en 110V, check, enfin indirectement

Grosse erreur…

Je n’ai pas vérifié le fonctionnement de la batterie en 110V car je l’avais déjà utilisée l’année dernière en Ontario, et ca marchait très bien. Sauf que… il y a toujours un mais (un « sauf que » en l’occurrence). Bah oui, le problème c’est que j’avais perdu ma batterie vers la fin de l’été. J’en avais donc trouvé une autre. Mais évidemment, celle là ne fonctionne pas en 110V…

Voilà donc maintenant trois jours qu’un de mes sympathiques colocataires frappe à ma porte chaque matin pour me réveiller.

Ici, les magasins ferment à 17h. Sachant que je quitte rarement le labo avant 16h30. Je n’ai pas encore pu aller m’acheter de réveil.

Mais aujourd’hui, c’est le grand jour. Je vais enfin pouvoir aller acheter un autre moyen de me réveiller que trois coups à la porte et un « Albert ! ». Je fais donc le tour du Dollarama (magasin ou tous est à moins de 2$) en quête de la bête à aiguilles. Rien. J’ai déjà fait le tour du Super C, je sais qu’il n’y a rien. Reste la sorte de magasin fourretout dont je ne retiens pas le nom. Je fais le tour. Rien. Juste avant de sortir du magasin j’entrevois une mini zone d’objets électroniques de 3*3 m. je scrute. J’y trouve des piles, du matériels informatiques, des téléphones, … Et enfin, ô miracle, j’aperçois dans un coin quelques gammes de réveils !

Au final, j’ai acheté un « Made in China » à 8$. Il fait un peu geek, j’aime bien. Quand on le fait pivoter de 90°, l’écran change de couleur et de fonction et pivote lui aussi de 90°. Il y a quatre positions correspondant respectivement à la température, l’heure, le chrono et, évidemment, le réveil.



mercredi 9 juin 2010

De Nantes à Montréal

Retour sur un bien long voyage.

Aller de Nantes à Sherbrooke, ca fait un bout. Je vais donc découper le récit de mon voyage en deux morceaux. Tout d’abord, la partie Française.

Levé 7h, départ 8h, arrivée à la gare de Nantes 8h20.

Alors que Je me dirigeais tout naturellement vers le guichet pour retirer mes billets, voilà que j’entends quelqu’un m’appeler : « Albert. »

Intrigué, je regarde dans la direction du son. Et là, j’ai la surprise de voir deux de mes collègues de promo partant pour le Liban (devinerez-vous de qui il s’agit ? ;) ).

  •           Tu vas où ?
  •           Je prends l’avion à Paris pour Montréal. Et vous ?
  •           Paris aussi, tu as quel numéro de place ?
  •           32.
  •           Nous on a les places 30 et 31.

Coïncidence de circonstances.

Après environ 20 minutes d’attente, le numéro de quai est affiché. 9h, le train démarre. Je suis enfin en vacances, adieu les cours, adieu P-trans (Hum, hum…). Je profite des quelques 3 heures de trajet pour dormir un peu, je vais en avoir besoin. J’ai une longue journée de transport en commun devant moi, mais je l’aborde avec le sourire. Les voyages, j’aime ca, faut croire que c’est génétique.

Vers les 12 coups de midi, le train entre en gare Charles De gaulle. Rémy et Diana stressent, ils n’ont qu’une heure pour trouver leur avion. Moi j’y vais tranquille, je sais que j’ai 4 heures devant moi avant le décollage.

Les minutes passent lentement. J’attends que le panneau des départs daigne m’indiquer ma  porte d’embarquement.  14h, enfin, à coup de « tac tac tac », l’affichage mécanique fait apparaître un très attendu « Montréal – Trudeau ».

Après les formalités de circonstances, me voilà dans l’avion. Je profite pleinement de la sensation du décollage et de la vue qui s’ensuit (alors Antoine, s’en suit où s’ensuit ?). Mais pas de temps à perdre, par expérience, je sais que je peux regarder 3 films avant l’atterrissage ! Sitôt parti, sitôt arrivé. J’aperçois par le hublot des immenses forêts de pins et ‘Le’ fleuve. Pas de doute, je suis au bon endroit. Les petits points bleus au milieu des jardins des quartiers résidentiels façon Wisteria Lane balayent les derniers doutes. Ici, c’est l’Amérique !

Je ne savais pas encore que mon voyage était loin d’être terminé avant l’arriver à Sherbrooke. Mais ça, cela sera pour une autre fois.

lundi 7 juin 2010

Connaissez-vous l'histoire...

Du canard qui se noie :


Des 4 canadiens qui arrivent simultanément à un carrefour :


Des oies sauvages qui broutaient de l’herbe :


Et pour finir, deux citations des locaux :

  •          « Ici c’est comme aux Etats Unis sauf qu’on est moins con. »
  •          « Charles il m’a toute fucké mon workspace loà. »

Après une semaine à Sherbrooke, il semblerait que « fucker » (verbe du 1er groupe se conjuguant très intuitivement à tous les temps) et « maudit » soient les insultes les plus appréciées de ce beau pays.

samedi 5 juin 2010

Bienvenue !

La tradition semble vouloir que le premier article d’un blog justifie le nom et l’utilité du blog. Comme je ne sais pas trop ce qui pourrait m’arriver si je dérogeais à la règle (les rôlistes évoqueraient des histoires de chaudrons et d’enclumes), je vais donc m’atteler à cette première tâche.

Je suis étudiant à Polytech’Nantes, école d’ingénieur de… wait for it… Nantes. Je suis parti pour 3 mois rejoindre nos cousins d’en face, à savoir les Québécois. J’ai pausé mes valises à la quelques peu champêtre Université de Sherbrooke.

Ceci dit, vous devriez avoir tous les indices pour comprendre le nom du blog : QuébecUS

Ici, tous les acronymes contiennent le "US" pour Université de Sherbrooke : DOMUS, MOBUS, Nautilus, etc. 

Quant au  , c’est le logo de l’université.

Pour conclure, je raconterais donc sur ce blog mon séjour au pays de la poutine, du sirop d’érable et du « présentement ».