mercredi 29 septembre 2010

Voyage en terre boréale

Pour la dernière grosse sortie à la découverte du Québec, Les montréalais et moi-même avons optés pour une escapade dans la région du lac Saint-Jean et du Saguenay. Le coin est réputé pour ses bleuets, ses habitants chaleureux et accueillants ainsi que ses paysages. Et autant le dire tout de suite, on n’a pas été déçu. 

J’en profite pour faire un petit comparatif de grandeurs. La superficie du Québec fait trois fois la France ; Il nous a fallu plus de six heures à partir de Montréal pour rejoindre le lac Saint-Jean.

Partie 1 : timber !

Première arrêt : Grandes-Piles et son village de bucherons, petit musée très sympathique situé dans un coin paumé.

On y découvre le travail de la coupe du bois et les métiers de bucherons et de draveurs.  Impressionnant. Notre guide, un ancien bucheron, ponctue la visite d’anecdotes truculentes sur cette époque passée.


Au moment de repartir, Tony, au volant du char, décide de faire un petit détour car « Ca avait l’air jolie par là. ». Grand bien lui en a pris. On à débouché sur un petit port niché le long d’une rivière et, juste à côté, un restaurant bien nommé « Les copains d’abord ». On à finalement mangé là, sur la terrasse. Paysage magnifique et repas succulent, l’aventure commençait on ne peut mieux.

On notera quand même qu’icitte, les guêpes semblent être carnivores. Au grand désarroi de Thibault, l’une d’elle s’est pointée pour lui piquer un morceau de viande fumée.

Partie 2 : nos amis les bêtes.

Repus, nous quittons Grandes-Piles. L’objectif : rejoindre « Le gite du voyageur » (ca sonne comme un nom d’auberge dans un JDR ^^) situé à côté du lac Saint-Jean. C’est là que nous allons passés la nuit. Claude et Colette, les propriétaires nous ont accueillis comme des rois. Le matin, nous avons eu le droit à un petit déjeuner local avec muffin, crêpe, pain perdu, salade de fruit. Encore une fois, on ressort le ventre plein.

L’après midi, nous allons visiter le « Le zoo de Saint-Félicien ». L’endroit idéal pour découvrir la faune de la Boréalie.  Ici, il y a uniquement des animaux adaptés au rude climat du Québec. Au programme : des ours (blancs, noirs, grizzly), des caribous, des bisons, des chiens de prairie, des phoques, des tigres, des yacks…

 

 


Partie 3 : fjord(s ?)

Après s’être baladé au milieu des animaux, nous sommes repartis en direction du fjord du Saguenay. Nous effectuons une première étape à Sainte-Rose-Du-Nord, petit village nichée dans une crique débouchant sur le fjord. Il a fallut attendre le 3ème panneau d’entrée de la ville pour enfin trouver des habitations. C’est encore un coin paumé, mais cela valait amplement le coup d’y passer. Le paysage au couché du soleil est magnifique.

 


Nous avons ensuite repris la route vers Tadoussac. Situé à la jonction du Saguenay et du St Laurent, la ville est célèbre pour ses baleines. Malgré l’afflux touristique, le coin a su garder son charme. Arrivée de nuit, nous décidons de manger dans le resto faisant fasse à l’AJ où nous passons la nuit. Le hasard faisant bien les choses, un sympathique groupe de folk joue ce soir là ! Côté repas, on n’a pas vraiment le choix, c’est steaks ou rien. Mais quels steaks ! Non seulement ils sont énormes, mais en plus on les passe nous même au barbec. Icitte, chacun cuisine ca viande. Au final, encore un repas mémorable.




Le lendemain, nous embarquons dans un zodiac pour aller voir les baleines. Nous aurons l’occasion d’apercevoir plusieurs rorquals communs, un banc de belugas, des phoques (nous regardant avec dédain) et une baleine à bosse. La rencontre avec cette dernière est assez atypique. Nous avancions depuis plusieurs minutes dans un épais brouillard quand nous tombons sur un groupe de 4 où 5 zodiacs à l’arrêt. C’est à ce moment que la baleine est remontée à la surface. C’était à la fois magique de la voir ainsi dans la brume et à la fois dérangeant de voir tous ces zodiacs, parfois bruyants, remplit de touriste jouant les paparazzis à baleines. Nous finirons la ballade par un petit tour dans le fjord du Saguenay. Du fleuve, la vue est sublime. Bien situé à l’avant du bateau, on en prend plein les yeux.

Au final, l’embouchure du Saguenay restera comme un des plus beaux paysages de mon séjour au Québec.


vendredi 24 septembre 2010

test

jeudi 2 septembre 2010

Séjour à la capitale

Voilà déjà une poigné de weekend que j’ai visité Ottawa avec les trois montréalais. Pour faire simple, on ne savait pas trop à quoi s’attendre, on avait entendu de tout à propos de la capitale, puis à force de soutenir la cause québécoise, on trainait probablement une image négative vis-à-vis des vilain-méchant-pas-beaux anglophones voulant assimiler les gentil-braves québécois francophones.

Le parlement canadien :


Après un trajet sans encombre à bord de notre luxueuse Hyundai à toit ouvrant (on a été surclassé \o/), nous avons commencé notre visite par la colline du parlement. On en a profité pour visiter le bâtiment. Ici, toutes les provinces et toutes les cultures sont symboliquement à égalité. Que ce soit les vitraux, les fresques sculptées ou les écriteaux, toutes les décorations rappellent l’histoire et la diversité canadiennes. Ensuite, nous avons longé la rivière Outaouais jusqu’à la résidence du gouverneur. Appelée « La promenade Sussex », la route passe par certains des grands musées de la ville et par plusieurs ambassades.

La bibliothèque du parlement et le monument aux morts :

 


Le soir, nous avons eu la chance d’assister à un spectacle tout en fanfare donné par l’armée canadienne. On retiendra notamment « l’animation préférée du public » (dixit le gars au micro) : la course d’obstacles ; les perdant ont eu droit à une dizaine de pompes. Cela c’est finit par un des plus beaux hymnes canadiens qu’il nous a été donné de voir. Pour planter le décor : une chanteuse d’opéra, la fanfare de l’armée de mer et celle de la garde nationale, tous les spectateurs debout chantant leurs hymnes et tout cela sur la colline du parlement pendant le couché du soleil. Magique ! En tout cas, les canadiens semblent beaucoup plus patriotes que nous.

Enfin, on a finit la soirée avec un spectacle son et lumière, toujours sur la colline du parlement. Cela rappelait l’histoire du Canada et prônait l’union des différentes cultures canadiennes (amérindienne, francophone, anglophone et les nouveaux immigrants). Un joli message de vivre ensemble.

Au final, on est repartit très agréablement surpris. Ottawa est une ville à taille humaine et vaut vraiment le détour.