Voilà un mois que je suis de retour en France et je traine encore une petite nostalgie de mes trois mois dans la belle province. J’ai repris les cours, une grosse année bien chargée m’attend. De quoi faire regretter le bon temps passé au Québec et la vie sans souci.
Mais je garde des souvenirs plein les yeux. Oui, je me souviendrais du canapé de Montréal, du fromage petit Québec, des tarots au labo, des restes de repas des expé de Roxanne, du lecteur CD capricieux, des covoiturages, que c’est basé sur la confiance, que 12 pouce = 5 $, d’Android, d’ARCUS, du ContentProvider, de la caisse populaire Desjardin, du rafting, des mines de Capelton, des côtes en vélo, du lacs des nations, du mont Bellevue et de sa croix, de l’hospitalité québécoise, des crêpes, de la poutine, des tartes aux pommes ou aux bleuets, de comment manger un muffin, des bananes flambées, des salades du self, de Spiderman à Montréal, du family show à New York,de la foule chantant Hey Jude, du cirque du soleil, des francophonies de Montréal, pas du concert de la St Jean (^^’), du Gite du Voyageur, du zoo de Saint-Félicien, du fjord du Saguenay, des paysages magnifiques peuplés de lacs, de fleuves et de forêts, de Sherbrooke, de Montréal, de Québec, de New York, d’Ottawa, de Grandes-Piles, de Roberval, de Saint-Félicien, de Sainte-Rose-Du-Nord, de Tadoussac, de 1984, de Croire, du journal de Sherbrooke, de Planetes, de No Heroic, de Valerian et Laureline, de Tron, Des cowboys Fringants, de Dédé Fortin et les Colocs, de WD-40, des écureuils, des chevreuils, de la moufette, de l’animal-ressemblant-à-une-marmotte-mais-dont-on-ne-connait-pas-le-nom, des ours, des rorquals, des belugas, de Jacques l’explorateur, de Samuel le fondateur, de René le ministre, de Victoria la reine…
Et enfin, je me souviendrais du fleurdelisé !
Couché de soleil sur Sherbrooke vu depuis l'Université :
Pour la dernière grosse sortie à la découverte du Québec, Les montréalais et moi-même avons optés pour une escapade dans la région du lac Saint-Jean et du Saguenay. Le coin est réputé pour ses bleuets, ses habitants chaleureux et accueillants ainsi que ses paysages. Et autant le dire tout de suite, on n’a pas été déçu.
J’en profite pour faire un petit comparatif de grandeurs. La superficie du Québec fait trois fois la France ; Il nous a fallu plus de six heures à partir de Montréal pour rejoindre le lac Saint-Jean.
Partie 1 : timber !
Première arrêt : Grandes-Piles et son village de bucherons, petit musée très sympathique situé dans un coin paumé.
On y découvre le travail de la coupe du bois et les métiers de bucherons et de draveurs. Impressionnant. Notre guide, un ancien bucheron, ponctue la visite d’anecdotes truculentes sur cette époque passée.
Au moment de repartir, Tony, au volant du char, décide de faire un petit détour car « Ca avait l’air jolie par là. ». Grand bien lui en a pris. On à débouché sur un petit port niché le long d’une rivière et, juste à côté, un restaurant bien nommé « Les copains d’abord ». On à finalement mangé là, sur la terrasse. Paysage magnifique et repas succulent, l’aventure commençait on ne peut mieux.
On notera quand même qu’icitte, les guêpes semblent être carnivores. Au grand désarroi de Thibault, l’une d’elle s’est pointée pour lui piquer un morceau de viande fumée.
Partie 2 : nos amis les bêtes.
Repus, nous quittons Grandes-Piles. L’objectif : rejoindre « Le gite du voyageur » (ca sonne comme un nom d’auberge dans un JDR ^^) situé à côté du lac Saint-Jean. C’est là que nous allons passés la nuit. Claude et Colette, les propriétaires nous ont accueillis comme des rois. Le matin, nous avons eu le droit à un petit déjeuner local avec muffin, crêpe, pain perdu, salade de fruit. Encore une fois, on ressort le ventre plein.
L’après midi, nous allons visiter le « Le zoo de Saint-Félicien ». L’endroit idéal pour découvrir la faune de la Boréalie. Ici, il y a uniquement des animaux adaptés au rude climat du Québec. Au programme : des ours (blancs, noirs, grizzly), des caribous, des bisons, des chiens de prairie, des phoques, des tigres, des yacks…
Partie 3 : fjord(s ?)
Après s’être baladé au milieu des animaux, nous sommes repartis en direction du fjord du Saguenay. Nous effectuons une première étape à Sainte-Rose-Du-Nord, petit village nichée dans une crique débouchant sur le fjord. Il a fallut attendre le 3ème panneau d’entrée de la ville pour enfin trouver des habitations. C’est encore un coin paumé, mais cela valait amplement le coup d’y passer. Le paysage au couché du soleil est magnifique.
Nous avons ensuite repris la route vers Tadoussac. Situé à la jonction du Saguenay et du St Laurent, la ville est célèbre pour ses baleines. Malgré l’afflux touristique, le coin a su garder son charme. Arrivée de nuit, nous décidons de manger dans le resto faisant fasse à l’AJ où nous passons la nuit. Le hasard faisant bien les choses, un sympathique groupe de folk joue ce soir là ! Côté repas, on n’a pas vraiment le choix, c’est steaks ou rien. Mais quels steaks ! Non seulement ils sont énormes, mais en plus on les passe nous même au barbec. Icitte, chacun cuisine ca viande. Au final, encore un repas mémorable.
Le lendemain, nous embarquons dans un zodiac pour aller voir les baleines. Nous aurons l’occasion d’apercevoir plusieurs rorquals communs, un banc de belugas, des phoques (nous regardant avec dédain) et une baleine à bosse. La rencontre avec cette dernière est assez atypique. Nous avancions depuis plusieurs minutes dans un épais brouillard quand nous tombons sur un groupe de 4 où 5 zodiacs à l’arrêt. C’est à ce moment que la baleine est remontée à la surface. C’était à la fois magique de la voir ainsi dans la brume et à la fois dérangeant de voir tous ces zodiacs, parfois bruyants, remplit de touriste jouant les paparazzis à baleines. Nous finirons la ballade par un petit tour dans le fjord du Saguenay. Du fleuve, la vue est sublime. Bien situé à l’avant du bateau, on en prend plein les yeux.
Au final, l’embouchure du Saguenay restera comme un des plus beaux paysages de mon séjour au Québec.
Voilà déjà une poigné de weekend que j’ai visité Ottawa avec les trois montréalais. Pour faire simple, on ne savait pas trop à quoi s’attendre, on avait entendu de tout à propos de la capitale, puis à force de soutenir la cause québécoise, on trainait probablement une image négative vis-à-vis des vilain-méchant-pas-beaux anglophones voulant assimiler les gentil-braves québécois francophones.
Le parlement canadien :
Après un trajet sans encombre à bord de notre luxueuse Hyundai à toit ouvrant (on a été surclassé \o/), nous avons commencé notre visite par la colline du parlement. On en a profité pour visiter le bâtiment. Ici, toutes les provinces et toutes les cultures sont symboliquement à égalité. Que ce soit les vitraux, les fresques sculptées ou les écriteaux, toutes les décorations rappellent l’histoire et la diversité canadiennes. Ensuite, nous avons longé la rivière Outaouais jusqu’à la résidence du gouverneur. Appelée « La promenade Sussex », la route passe par certains des grands musées de la ville et par plusieurs ambassades.
La bibliothèque du parlement et le monument aux morts :
Le soir, nous avons eu la chance d’assister à un spectacle tout en fanfare donné par l’armée canadienne. On retiendra notamment « l’animation préférée du public » (dixit le gars au micro) : la course d’obstacles ; les perdant ont eu droit à une dizaine de pompes. Cela c’est finit par un des plus beaux hymnes canadiens qu’il nous a été donné de voir. Pour planter le décor : une chanteuse d’opéra, la fanfare de l’armée de mer et celle de la garde nationale, tous les spectateurs debout chantant leurs hymnes et tout cela sur la colline du parlement pendant le couché du soleil. Magique ! En tout cas, les canadiens semblent beaucoup plus patriotes que nous.
Enfin, on a finit la soirée avec un spectacle son et lumière, toujours sur la colline du parlement. Cela rappelait l’histoire du Canada et prônait l’union des différentes cultures canadiennes (amérindienne, francophone, anglophone et les nouveaux immigrants). Un joli message de vivre ensemble.
Au final, on est repartit très agréablement surpris. Ottawa est une ville à taille humaine et vaut vraiment le détour.
Aujourd’hui, un article en deux parties dont le seul intérêt semble être de pouvoir faire un jeu de mot dans le titre.
Les cowboys :
Tout d’abord, le week-end dernier, on est allé voir les Cowboys Fringants en concert. Un vrai groupe de musique québécoise déjà très connu icitte et de plus en plus outre Atlantique. Musicalement, c’est festif avec des sonorités rocks et countries. Quant à eux, les textes parlent d’écologie, de la vie de tous les jours, de politique ou tout simplement d’orgie alcoolique. C’est tantôt drôle et remplit de mots d’argot Québécois, tantôt nostalgique avec de très belles paroles. Bref, c’est aussi une autre façon de découvrir la culture Québécoise.
L’autre soir, j’ai découvert lors d’une soirée avec les collègues du labo une merveille de ce que peut produire l’innovation humaine, un bijou de technologie, un concept génial que seuls nos amis canadiens pouvaient avoir. Bref, une perle du plaisir ludique. Le problème c’est que je n’ai même pas pensé à demander le nom de la bête…
La merveille en question :
Et oui, c’est une sorte de baby foot pour le hockey, un baby hockey disons. Cela se joue à deux équipes de deux. Les règles sont simples, il faut mettre le palet dans le but adverse. Pour cela, on peut bouger les joueurs grâce à de longues tiges métalliques. Il y en a une par joueurs, soit 6 en tout. On tourne la tige pour faire pivoter le joueur et on pousse ou tire la tige pour le faire avancer ou reculer. Il n’y a pas beaucoup de but, c’est un jeu qui avance lentement pour s’accélérer quelques secondes le temps d’attaques dévastatrices. D’ailleurs, on se retrouve très vite à osciller entre phases de beuglements et phases de concentration. C’est très technique, car le maniement des joueurs via les tiges nécessite pas mal de doigté. Mais c’est aussi très tactique, il faut faire les passes au bon moment et de façon coordonnée avec notre coéquipier. Chaque joueur est en perpétuelle recherche du beau geste. Il faut une certaine noblesse pour jouer à ce jeu !
Au final, ce jeu à assurément une âme. Il a l’improbabilité du curling, l’efficacité du baby foot et la festivité de la pétanque. Autant dire que comme c’est trois grands, il mérite de figurer aux palmarès des meilleurs plaisirs ludiques inventés en ce bas monde.
Voilà maintenant un bout de temps, je suis parti faire une journée de rafting avec onze collègues du labo. Autant dire que ce fut mémorable. Au programme, 2h de raft, un mangé, 2h de raft, un autre mangé et enfin quelques heures de volley.
Concernant le rafting, le débit d’eau était moyen. Du coup c’est un peu moins impressionnant en raft (c’est ce que l’on nous a dit, je n’ai pas d’éléments de comparaison). Mais l’avantage, c’est que cela permet d’accoster sur une rive pour faire un peu de canyoning. C'est-à-dire, faire des sauts aux pieds des chutes ou se laisser glisser sur des toboggans naturels de pierre.
Et tout cela ayant pour décor la magnifique forêt canadienne.
Pour résumer l’ambiance dans un raft, voilà l’exposé d’une situation :
Ce qu’on a entendu :
1.En avant !
2.…
3.EN AVANT FORT !!!
4.Break !
5.DOWN, DOWN, DOWN !!!
6.*Splatch !*
7.WOUU HOUU !!
8.*Ploutch !*
9.EN AVANT !!
10.Aille ! Me donne pas des coups de rame !
11.Oups, pardon.
Ce que les autres rafts ont vus :
Un raft s’en vient sur les rapides dîtes « La machine à laver ». L’équipage pagaye. A la sortie des rapides, le raft se dandine comme une vague. Le membre de l’équipage à l’arrière gauche du raft est éjecté façon catapulte dans l’eau et se retrouve devant son embarcation. Un autre membre de l’équipage situé à l’avant gauche du raft lui met un coup de pagaye.
Ce que j’ai pensé :
1.C’est partit !
2.…
3.Quoi ! mais je rame déjà à fond là !
4.Aaah, ca crève. Ouh pinaise je vais être mouillé là ! oO
5.A couvert !
6.Aaaaahhhh !!
7.WOUU HOUU !!
8.YATAAAA !
9.C’est r’partit !
10.Tient, j’ai heurté un roché avec ma pagaye.
11.Mais comment qu’t’es arrivé là toi ? oO
Je vous rassure, il n’y a pas eu de blessé ;).
Avant :
Pendant (avec un groupe sautant dans les rapides en arrière plan) :
Ca fait maintenant deux mois que je suis ici et je n’ai toujours pas présenté l’endroit ou je travaille et ce que j’y fais.
Commençons donc par DOMUS, le laboratoire où je travaille. DOMUS ca veut dire DOmotique et informatique Mobile à l’Université de Sherbrooke, Ce labo a pour objectif d’apporter plus d’autonomie aux personnes souffrant de handicaps cognitifs (Alzheimer ou schizophrénie par exemple). Plus simplement, DOMUS s’intéresse aux personnes ayant des problèmes de mémoires. Le labo a deux axes principaux de recherche : l’appartement intelligent et les applications pour téléphones mobiles.
Une partie du labo :
L’appartement intelligent est une sorte de maison du futur. C’est un habitat truffé de capteurs et d’écrans graphiques aidant les locataires au quotidien. Par exemple, la cuisinière intelligente détecte les gaz à risques ou une température trop élevé. Elle peut alors, selon les situations, s’arrêter automatiquement, prévenir l’utilisateur ou appeler les secours. Ou encore, une tablette graphique associée à plusieurs capteurs aide le locataire à préparer un plat en suivant une recette de cuisine.
De leurs côtés, les applications pour mobiles sont le pendant de l’appartement intelligent mais en extérieur. Elles ont autant pour but d’aider le patient que de fournir une aide au diagnostique pour le corps médical. C’est là que j’interviens. Je dois développer une application pour téléphone permettant d’aider une personne souffrant de démence sémantique. Plus précisément, c’est une application aidant à mémoriser des contacts. Ca s’appel ARCUS.
Et ce qui est bien dans ce labo, c’est que pour tester le premier axe de recherche, un appartement réel est imbriqué dans le labo. Et ce qui est encore mieux c’est qu’on a le droit de l’utiliser. On a donc à disposition tout le confort d’un appartement tout équipé à portée de main. Pratique pour manger le midi.
DOMUS est constitué d’une trentaine de personnes dont la moitié de stagiaire français (dont ¾ de l’ESEO d’Anger…). En tout, il y a à peine cinq québécois dans le labo. Ici, ne pas provenir de l’ESEO c’est rare, ne pas être français encore plus. La moyenne d’âge doit osciller autour de 25 ans, et il n’y actuellement qu’une seule personne de plus de 30 ans pour surveiller tout ce petit monde.
Le labo est donc très vivant. Des LANs d’Urban Terror (jeux vidéo) qui se déclenchent en soirée, partie de tarot le midi, passage des collègues des autres labos pour prendre des pauses café groupés (ou cigarettes pour les drogués) et code vestimentaire suivant la sainte trinité tongues, short et tee-shirt Bob l’Eponge. Une situation normale pour un labo de geeks en somme.
Le prospectus disait : « L’Epopée Capelton : visite sous terre. Apporter un chandail chaud et des souliers de marche, la température dans la mine est de 9°C. Apportez votre appareil photo. » ; ben c’est pas faux.
Mais avant ca, j’ai fais un première arrêt par le vieux quartier de Lenoxville. Le coin est charmant. C’est notamment là que se situe l’université anglophone Bishop.
J’y ai par ailleurs croisé un animal ressemblant à une petite marmotte. Si quelqu’un a une idée du nom de cette bestiole, qu’elle n’hésite pas.
Après cette première promenade, j’ai repris la route vers les mines.Arrivée sur place, je me rends compte que c’est au milieu de nulle part, à flan de montagne.Après l’achat du ticket pour la visite guidé, on me tend un casque jaune de chantier. Ca donne un chouette look, presque aussi bien que les ponchos bleus du Maid of the Myst de Niagara Falls. Ensuite, tous les visiteurs embarquent dans une grande carriole tirée non pas par des chevaux mais par un tracteur. Les deux guides nous expliquent alors que l’entrée des mines n’est pas sur place mais au sommet de la montagne et, encore une fois, ca monte dur ! D’où le tracteur.
Devant l’entrée, on se divise en deux groupes, un par guide. Un troisième guide en train de sortir nous informe qu’il a perdu trois gamins la semaine passée. Il nous demande de le prévenir si on les retrouve. Notre guide commente avec un : « C’est comme à la guerre, chaque guide à le droit à 10% de perte par visite. ».Et sur ce, on rentre dans la mine.
Au final, on apprend tout plein de choses sur l’exploitation et l’histoire de la mine. Le complexe de Capelton à ouvert en 1863 pour exploiter le cuivre servant à fabriquer des munitions. Le Canada le vendait ensuite aux Etats unis qui étaient, à l’époque, en pleine guerre de sécession. On nous explique aussi comment rentrer une mule dans une mine par un tunnel d’entrée verticale [1] ou comment repérer un gisement de chalcopyrite avec un éclairage à la bougie. La visite finit par un court documentaire reprenant l’historique des mines de Capelton avec des images d’archive.
La sortie de la mine est des plus originales. Les deux groupes sont rassemblés et les guides nous demandent si cela nous tente de regagner la sortie dans le noir total. Qui ne dit rien consent. L’éclairage électrique est éteint. On a plus qu’à suivre les petites flèches phosphorescentes, seules éléments visibles pendant la cinquantaine de mètres nous séparant de la sortie. Je ne vois même plus le bout de mon nez. Heureusement, le tunnel de sortie est en ligne droite. Si vous vous demandiez quels endroits peuvent être totalement privés de lumière, et bien je peux au moins vous dire que les mines font parties du lot.
Avant de reprendre la carriole, chacun a le droit de ramasser au sol une pierre de chalcopyrite.
Voilà à quoi ressemble la mienne :
[1] : Dialogue au fond de la mine.
-Vous pensez qu’elle fait quoi la mule quand on essaye de la faire rentrer dans un grand trou noir vertical ?
-Euh, elle veut pas ?
-Tout à fait. Du coup, on lui bande les yeux et on lui attache les pattes. Mais le problème, c’est qu’elle risque de se retourner l’estomac si elle gigote pendant la descente. Il faut donc la faire jeuner trois jours avant de la faire rentrer.
Un peu plus tard…
-Quand un mineur se blesse en travaillant, il faut faire venir le médecin. Mais lui non plus, quand il voit le grand trou noir, il ne veut pas vraiment rentrer. Alors qu’est ce qu’on fait ?
Le week-end dernier, je suis allé faire une ballade au bois Beckett, un des parcs de Sherbrooke. Et le lendemain, je suis parti en vélo aux mines de Capelton. J’en ai profité pour faire un détour par Bishop, l’université anglaise de Sherbrooke.
Au programme : détour et des tours, des structures de pierre, un passage vers l’inconnu, un mystérieuse animal, des casques jaunes et une pierre précieuse. Que de suspense !
Aurais-je mieux fait de rester chez moi à faire des chaises en bois ? La suite vous le dira.
Samedi : le bois Beckett
Le bois Beckett est un parc de Sherbrooke. Il est classifié comme « bois ancien » ; le plus vieil arbre serait âgé de 270 ans.
Avec toutes les racines et les pierres qui dépassent, il faut faire attention où l’on marche, mais cela donne une ambiance toute à fait sympathique à ce parc. En tout cas, après deux heures de marche, c’est avec une route que je me suis retrouvé nez à nez. Rien d’anormal me direz-vous. Sauf que d’après le plan, elle ne devait pas se trouver là. En fait, je me suis rendu compte par la suite que j’étais sortie du plan depuis une bonne heure… Ne voulant pas refaire le même chemin dans l’autre sens, j’ai tenté ma chance par un autre chemin. Le problème c’est que celui-ci a rétréci de plus en plus jusqu’à disparaître (ca me rappel les raccourcis d’une certaine personne tient :D).
Je me suis alors retrouvé à crapahuter pendant une heure en pleine forêt québécoise avant de retrouver un cheminun sentier un passage digne de ce nom. Pendant cette traversé improvisée de la brousse, je suis tombé sur un tapis de girolle. Je n’avais malheureusement rien pour les ramasser. J’en ai été bien désappointé. Je suis finalement retombé sur mes traces, et j’ai pu finir ma ballade de manière moins fatigante. Je n’arrive pas à suivre les panneaux de signalisation des sentiers mais mon sens de l’orientation fonctionne encore, c’est déjà ca.
Sur le plan du parc, j’avais remarqué un sentier se nommant « les ancêtres ». Me disant qu’il devait y avoir des vieux arbres aux abords du dît sentier, je me suis par la suite dirigé vers le début de celui-ci. Sauf qu’après quelques allez-retours, je ne trouve toujours pas l’entrée. Bon il y avait bien un petit passage envahi par la verdure façon « Mon voisin Totoro », mais rien qui ne ressemble aux autres chemins de gravier entretenus du parc. Par curiosité, j’ai quand même tenté le petit passage. Après une dizaine de mètres, je peux enfin relever le dos pour tomber nez à nez avec le panneau indiquant le début du fameux sentier. Bon, au final, mise à part l’entrée, le sentier était des plus quelconques…
Après toutes ces pérégrinations, je suis quand même tombé sur un coin qui valait vraiment le coup d’œil : au beau milieu de nulle part, une dizaine de cairns et d’inuksuit rassemblée dans une petite clairière. J'ai bien entendu apporté ma pierre à l'ouvrage :)
En arrivant je m’étais dit : « Cette année, je ne prends pas de photo de maison ».
Puis j’ai craqué… et plutôt deux fois qu’une. Ceci dit, cela me permets de faire un petit billet sur l’ambiance visuelle des Cantons de l’Est.
Tout d’abord, un petit rappel géographique et historique (promis, j’essaye de faire court). Comme son nom l’indique, les Cantons de l’Est (aussi appelé Estrie) se situe à… l’est. A l’époque ou le Québec s’appelait Nouvelle-France, l’Estrie était une région fortement boisée. Et histoire de corser l’affaire, la chaine des Appalaches traverse les cantons (et à vélo, mes jambes les sentent bien passés ces Appalaches). Autant dire qu’a part les amérindiens et les coureurs des bois, il n’y a pas grand monde dans le coin. Avec l’arrivée des anglais, les cantons commencent enfin à se peupler un peu, mais pas trop.En effet, sa majesté trouve que l’endroit fait une très belle frontière naturelle avec son voisin indépendantiste. Alors ca serait dommage de trop la défricher. Quelques années plus tard, cela sera finalement les immigrés européens, irlandais et allemands en tête, qui viendront peupler la région. La guerre de sécession bat son plein aux Etats Unis, et il faut bien que quelqu’un fabrique des munitions. Grâce aux Appalaches, les cantons possèdent un sous sol minier exploitables. Business is business, les ennemies d’hier sont les clients de demain (ouh my gad, ce somptueux teasing pour les mines de Capelton dont je parlerais très prochainement dans un prochaine article prochain). Pour finir, les canadiens francophones (nos cousins québécois donc), arriveront enfin dans le coin lors de la révolution tranquille. Bah oui, les cantons étaient bien trop anglophones à leurs goûts.
Grâce à tous ses va et vient, l’architecture locale est très variée. Les demeures victoriennes côtoient les villas d’influence second empire.
Avec beaucoup (beaucoup) de retard, voici un petit article faisant le tour de ce que l’on a pu croiser lors de notre séjour dans la grosse pomme.
Après notre petit déjeuner en plein cœur de Time Square, nous avons entamé la tournée des grands classiques. Central Station et son hall immense, le Chrysler Building et sa fléche brillante, l’ONU et ses drapeaux, le Rockefeller Center et son panorama impressionnant, la Trump Tower et son intérieur de marbre rose et l’Apple Store et ses Iphone 4 souffrant de problème d’antenne. Ensuite, direction Central park pour une petite sieste amplement méritée au vu de la chaleur.
Le lendemain, nous partons pour l’Empire State Building, celui là même où Kong a fait grimpette. Puis, après un petit détour par le Flatiron Building, nous repartons en direction de SoHo et de Chinatown. Ca fourmille de monde, c’est vraiment un autre aspect de new York. En continuant notre chemin, les asiatiques se font moins présents, les immeubles reprennent de la hauteur. On arrive dans le secteur de Wall Street. Mais avant ca, passage obligé par l’hôtel de ville et le palais de justice (avec ses imposantes colonnes, le poids de la justice sans doute) puis le pont de Brooklyn et Pier 17. Encore de très belles vues.
Enfin, nous arrivons au New York Stock Exchange, le bâtiment que l’on voit à chaque reportage TV sur la crise…
L’étape suivant, c’est le ferry reliant Manhattan à Staten Islande et passant devant la statue de la liberté. Après avoir assisté au couché du soleil sur la baie de New York, nous reprenons le ferry, mais de nuit cette fois. Bien positionné à l’avant du bateau, on en prend plein la vue. C’est vraiment comme dans les films. Pour finir, nous repassons par Time Square. De nuit, cela prend vraiment une autre dimension.
Les montréalais ayant des impératifs lundi matin, ils repartent dès le dimanche midi. C’est donc tout seul que je prends la direction du MET (le Metropolitan Museum, le louvre local). Il y a de tout pour tout le monde, c’est immense. Pour ma part, je retiendrais surtout la salle des armes et armures avec ses quatre chevaliers dans le hall principal :D. J’ai aussi pu manger sur le toit-terrasse du musée. De là, on a une magnifique vue sur Central park. En plus, en ce moment, il y a une structure de bambou sur toute la terrasse qui apporte un peu d’ombre plus que bienvenu.
J’ai passé le reste de la journée à revenir tranquillement par Central park toute en profitant des différents spectacles de rue que j’ai pu croiser.
Tous les midis, je mange dans la salle à manger de l’appartement du labo. Aujourd’hui, comme j’avais oublié d’apporter mon dessert pour le repas du midi, je me suis acheté un muffin aux raisins à la cafétéria de l’étage supérieur. Le temps du repas venu, je gobe ma pizza et passe enfin à mon muffin sur qui je louchais depuis le début du repas.
A ce moment clef du récit, il me faut effectuer un petit intermède technique.
Ceci est un muffin :
Les plus habiles l’auront sans doute remarqué, mais le muffin est contenu dans un emballage de papier sulfurisé duquel la pâte déborde amplement.
Cette intermède terminé, reprenons le cours de notre histoire. Pour rappel, je m’apprêtais à manger mon muffin, et plus rien ne pouvait le sauver. Suivant une technique d’approche basée sur le cornet de glace, je décide de commencer l’empiffrage par la partie à découvert. Ceci fait, il ne resterait plus qu’à déballer la partie comprise dans le papier sulfurisé pour achever le muffin.
Schéma pour ceux qui ont du mal à suivre :
Je suis à peut prêt persuadé que si on donne un muffin à n’importe quel homo sapiens lambda, il y a de fortes chances pour que celui-ci utilise une technique d’approche similaire à la mienne (cf. schéma).
Mais voilà, alors que j’avais entamé le muffin depuis environ une minute, mon voisin de table se tourne vers moi et me lance un : « mais tu le mange à l’envers ! »
La seconde d’après, toute la tablé, soit neuf personnes, me regardait comme si j’avais commis un sacrilège. On m’expliqua alors qu’il y a une façon de manger un muffin. Il faut d’abord enlever le papier sulfurisé, puis commencer par le bout tendre pour finir par le bout dur (comprendre le plus cuit). J’aurais donc appris quelque chose aujourd’hui. Même la plus insignifiante pâtisserie peut cacher des pièges.
Je conclurais par le dialogue du jour : « Faut toujours finir par le bout dur. » « C’est le meilleur. »
PS : Ce week end, c’est rafting le samedi et ballade en vélo dimanche \0/
PS2 : vive les prêts gratuits de vélo pour les étudiants de l’université de Sherbrooke \0/. Le parcours jusqu’à chez moi n’étant qu’une longue descente, je n’ai pu tester, pour le moment, que les attributs « frein » et « roue », j’espère que les fonctions changer_vitesse(int vitesse) et pédaler() marchent bien…
L’université de Sherbrooke est située à flan de colline du Mont Bellevue. En plus d’être un « mont » c’est aussi un parc. Ca fait un bout de temps que je me disais qu’il faudrait que j’aille y faire un tour. Voilà qui a été fait.
Comme c’était sur le chemin, je suis passé par l’Université, c’est donc l’occasion d’en toucher quelques mots. Le campus fait à peu près 1 km² (sans compter l’annexe de Longueuil, situé à côté de Montréal). Ca me rappel beaucoup le campus de la fac de sciences de Nantes. Plusieurs groupes de bâtiment séparés par de grandes zones de verdure. Autant dire que le cadre est très agréable, en plus en ce moment il y a plein de fleurs.
Il y a aussi un réseau de souterrain reliant les bâtiments. Pratique en hiver, mais on ne peut plus glauque en été…
Une fois à l’orée de la forêt (le mont étant un parc et le parc une forêt, ou l’inverse), j’ai juste eu à suivre le chemin. Ici pas de sentiers tout boueux envahis par la végétation, j’ai pu faire un jolie tour juste en suivant un chemin de gravillons en parfaite état. Aucuns challenges ! Bon, en réalité, il y a quand même des petits sentiers tous boueux avec des bosses et des racines, mais ils sont fait exprès pour le VTT (c’est même balisés). N’empêche qu’ici les parcs sont vraiment bien entretenus, la preuve :
Au final, en 2 heures, j’ai pu voir la croix lumineuse (Une croix sur un mont ? J’ai une curieuse impression de déjà vue), voir un écureuil zébré et deux daims, faire les 2/3 du sentier principal, trouver le sommet (sans même avoir à utiliser les algorithmes du cours de méta heuristique !) et faire un paquet de pause pour gober des framboises.
En passant, j’ai enfin trouvé un panorama sur Sherbrooke :
Vous remarquerez qu’il n’y a pas de gratte ciel. C’est aussi pour ca que les Québécois aiment beaucoup cette ville. Il y a tous le confort des grandes villes toute en étant proche de la nature et loin du stress et de la suractivité de Montréal (je ne fais que transposer ce que j’entends hein ;) ).
Pour finir, une vue satellite pour mieux visualiser :
PS : Et en super bonus, un fond d’écran made in Sherbrooke. :)