samedi 28 août 2010

Hockey Corral

Aujourd’hui, un article en deux parties dont le seul intérêt semble être de pouvoir faire un jeu de mot dans le titre.

Les cowboys :

Tout d’abord, le week-end dernier, on est allé voir les Cowboys Fringants en concert. Un vrai groupe de musique québécoise déjà très connu icitte et de plus en plus outre Atlantique. Musicalement, c’est festif avec des sonorités rocks et countries. Quant à eux, les textes parlent d’écologie, de la vie de tous les jours, de politique ou tout simplement d’orgie alcoolique. C’est tantôt drôle et remplit de mots d’argot Québécois, tantôt nostalgique avec de très belles paroles. Bref, c’est aussi une autre façon de découvrir la culture Québécoise.

La fin du concert avec la chanson « les étoiles filantes » :


THE jeu :            

L’autre soir, j’ai découvert lors d’une soirée avec les collègues du labo une merveille de ce que peut produire l’innovation humaine, un bijou de technologie, un concept génial que seuls nos amis canadiens pouvaient avoir. Bref, une perle du plaisir ludique. Le problème c’est que je n’ai même pas pensé à demander le nom de la bête…

La merveille en question :


Et oui, c’est une sorte de baby foot pour le hockey, un baby hockey disons. Cela se joue à deux équipes de deux. Les règles sont simples, il faut mettre le palet dans le but adverse. Pour cela, on peut bouger les joueurs grâce à de longues tiges métalliques. Il y en a une par joueurs, soit 6 en tout. On tourne la tige pour faire pivoter le joueur et on pousse ou tire la tige pour le faire avancer ou reculer. Il n’y a pas beaucoup de but, c’est un jeu qui avance lentement pour s’accélérer quelques secondes le temps d’attaques dévastatrices. D’ailleurs, on se retrouve très vite à osciller entre phases de beuglements et phases de concentration. C’est très technique, car le maniement des joueurs via les tiges nécessite pas mal de doigté. Mais c’est aussi très tactique, il faut faire les passes au bon moment et de façon coordonnée avec notre coéquipier. Chaque joueur est en perpétuelle recherche du beau geste. Il faut une certaine noblesse pour jouer à ce jeu !

Au final, ce jeu à assurément une âme. Il a l’improbabilité du curling, l’efficacité du baby foot et la festivité de la pétanque. Autant dire que comme c’est trois grands, il mérite de figurer aux palmarès des meilleurs plaisirs ludiques inventés en ce bas monde.

lundi 23 août 2010

Plouf

Voilà maintenant un bout de temps, je suis parti faire une journée de rafting avec onze collègues du labo. Autant dire que ce fut mémorable. Au programme, 2h de raft, un mangé, 2h de raft, un autre mangé et enfin quelques heures de volley.

Concernant le rafting, le débit d’eau était moyen. Du coup c’est un peu moins impressionnant en raft (c’est ce que l’on nous a dit, je n’ai pas d’éléments de comparaison). Mais l’avantage, c’est que cela permet d’accoster sur une rive pour faire un peu de canyoning. C'est-à-dire, faire des sauts aux pieds des chutes ou se laisser glisser sur des toboggans naturels de pierre.

Et tout cela ayant pour décor la magnifique forêt canadienne.


Pour résumer l’ambiance dans un raft, voilà l’exposé d’une situation :

Ce qu’on a entendu :

1.       En avant !

2.      

3.       EN AVANT FORT !!!

4.       Break !

5.       DOWN, DOWN, DOWN !!!

6.       *Splatch !*

7.       WOUU HOUU !!

8.       *Ploutch !*

9.       EN AVANT !!

10.   Aille ! Me donne pas des coups de rame !

11.   Oups, pardon.


Ce que les autres rafts ont vus :

Un raft s’en vient sur les rapides dîtes « La machine à laver ». L’équipage pagaye. A la sortie des rapides, le raft se dandine comme une vague. Le membre de l’équipage à l’arrière gauche du raft est éjecté façon catapulte dans l’eau et se retrouve devant son embarcation. Un autre membre de l’équipage situé à l’avant gauche du raft lui met un coup de pagaye.


Ce que j’ai pensé :

1.       C’est partit !

2.      

3.       Quoi ! mais je rame déjà à fond là !

4.       Aaah, ca crève. Ouh pinaise je vais être mouillé là ! oO

5.       A couvert !

6.       Aaaaahhhh !!

7.       WOUU HOUU !!

8.       YATAAAA !

9.       C’est r’partit !

10.   Tient, j’ai heurté un roché avec ma pagaye.

11.   Mais comment qu’t’es arrivé là toi ? oO


Je vous rassure, il n’y a pas eu de blessé ;).


Avant :


Pendant (avec un groupe sautant dans les rapides en arrière plan) :


Après (avec les monos) :

jeudi 19 août 2010

DOMUS & ARCUS

Ca fait maintenant deux mois que je suis ici et je n’ai toujours pas présenté l’endroit ou je travaille et ce que j’y fais. 

Commençons donc par DOMUS, le laboratoire où je travaille. DOMUS ca veut dire DOmotique et informatique Mobile à l’Université de Sherbrooke,  Ce labo a pour objectif d’apporter plus d’autonomie aux personnes souffrant de handicaps cognitifs (Alzheimer ou schizophrénie par exemple). Plus simplement, DOMUS s’intéresse aux personnes ayant des problèmes de mémoires. Le labo a deux axes principaux de recherche : l’appartement intelligent et les applications pour téléphones mobiles.

Une partie du labo :


L’appartement intelligent est une sorte de maison du futur. C’est un habitat truffé de capteurs et d’écrans graphiques aidant les locataires au quotidien. Par exemple, la cuisinière intelligente détecte les gaz à risques ou une température trop élevé. Elle peut alors, selon les situations, s’arrêter automatiquement, prévenir l’utilisateur ou appeler les secours. Ou encore, une tablette graphique associée à plusieurs capteurs  aide le locataire à préparer un plat en suivant une recette de cuisine.

De leurs côtés, les applications pour mobiles sont le pendant de l’appartement intelligent mais en extérieur. Elles ont autant pour but d’aider le patient que de fournir une aide au diagnostique pour le corps médical. C’est là que j’interviens. Je dois développer une application pour téléphone permettant d’aider une personne souffrant de démence sémantique. Plus précisément, c’est une application aidant à mémoriser des contacts. Ca s’appel ARCUS.

Et ce qui est bien dans ce labo, c’est que pour tester le premier axe de recherche, un appartement réel est imbriqué dans le labo. Et ce qui est encore mieux c’est qu’on a le droit de l’utiliser. On a donc à disposition tout le confort d’un appartement tout équipé à portée de main. Pratique pour manger le midi.

DOMUS est constitué d’une trentaine de personnes dont la moitié de stagiaire français (dont ¾ de l’ESEO d’Anger…). En tout, il y a à peine cinq québécois dans le labo. Ici, ne pas provenir de l’ESEO c’est rare, ne pas être français encore plus. La moyenne d’âge doit osciller autour de 25 ans, et il n’y actuellement qu’une seule personne de plus de 30 ans pour surveiller tout ce petit monde.

Le labo est donc très vivant. Des LANs d’Urban Terror (jeux vidéo) qui se déclenchent en soirée, partie de tarot le midi, passage des collègues des autres labos pour prendre des pauses café groupés (ou cigarettes pour les drogués) et code vestimentaire suivant la sainte trinité tongues, short et tee-shirt Bob l’Eponge. Une situation normale pour un labo de geeks en somme.

mercredi 18 août 2010

A l’aventure compagnon : partie 2

Dimanche : les mines de Capelton

Le prospectus disait : « L’Epopée Capelton : visite sous terre. Apporter un chandail chaud et des souliers de marche, la température dans la mine est de 9°C. Apportez votre appareil photo. » ; ben c’est pas faux.

Mais avant ca, j’ai fais un première arrêt par le vieux quartier de Lenoxville. Le coin est charmant. C’est notamment là que se situe l’université anglophone Bishop.


J’y ai par ailleurs croisé un animal ressemblant à une petite marmotte. Si quelqu’un a une idée du nom de cette bestiole, qu’elle n’hésite pas.


Après cette première promenade, j’ai repris la route vers les mines.  Arrivée sur place, je me rends compte que c’est au milieu de nulle part, à flan de montagne.  Après l’achat du ticket pour la visite guidé, on me tend un casque jaune de chantier. Ca donne un chouette look, presque aussi bien que les ponchos bleus du Maid of the Myst de Niagara Falls. Ensuite, tous les visiteurs embarquent dans une grande carriole tirée non pas par des chevaux mais par un tracteur. Les deux guides nous expliquent alors que l’entrée des mines n’est pas sur place mais au sommet de la montagne et, encore une fois, ca monte dur ! D’où le tracteur.


Devant l’entrée, on se divise en deux groupes, un par guide. Un troisième guide en train de sortir nous informe qu’il a perdu trois gamins la semaine passée. Il nous demande de le prévenir si on les retrouve. Notre guide commente avec un : « C’est comme à la guerre, chaque guide à le droit à 10% de perte par visite. ».  Et sur ce, on rentre dans la mine.

Au final, on apprend tout plein de choses sur l’exploitation et l’histoire de la mine. Le complexe de Capelton à ouvert en 1863 pour exploiter le cuivre servant à fabriquer des munitions. Le Canada le vendait ensuite aux Etats unis qui étaient, à l’époque, en pleine guerre de sécession. On nous explique aussi comment rentrer une mule dans une mine par un tunnel d’entrée verticale [1] ou comment repérer un gisement de chalcopyrite avec un éclairage à la bougie. La visite finit par un court documentaire reprenant l’historique des mines de Capelton avec des images d’archive.

La sortie de la mine est des plus originales. Les deux groupes sont rassemblés et les guides nous demandent si cela nous tente de regagner la sortie dans le noir total. Qui ne dit rien consent. L’éclairage électrique est éteint. On a plus qu’à suivre les petites flèches phosphorescentes, seules éléments visibles pendant la cinquantaine de mètres nous séparant de la sortie. Je ne vois même plus le bout de mon nez. Heureusement, le tunnel de sortie est en ligne droite. Si vous vous demandiez quels endroits peuvent être totalement privés de lumière, et bien je peux au moins vous dire que les mines font parties du lot.

Avant de reprendre la carriole, chacun a le droit de ramasser au sol une pierre de chalcopyrite.

Voilà à quoi ressemble la mienne :


[1] : Dialogue au fond de la mine.

-          Vous pensez qu’elle fait quoi la mule quand on essaye de la faire rentrer dans un grand trou noir vertical ?

-          Euh, elle veut pas ?

-          Tout à fait. Du coup, on lui bande les yeux et on lui attache les pattes. Mais le problème, c’est qu’elle risque de se retourner l’estomac si elle gigote pendant la descente. Il faut donc la faire jeuner trois jours avant de la faire rentrer.

Un peu plus tard…

-          Quand un mineur se blesse en travaillant, il faut faire venir le médecin. Mais lui non plus, quand il voit le grand trou noir, il ne veut pas vraiment rentrer. Alors qu’est ce qu’on fait ?

-          On le fait jeuner 3 jours ?

jeudi 12 août 2010

A l'aventure compagnon : partie 1

Le week-end dernier, je suis allé faire une ballade au bois Beckett, un des parcs de Sherbrooke. Et le lendemain, je suis parti en vélo aux mines de Capelton. J’en ai profité pour faire un détour par Bishop, l’université anglaise de Sherbrooke.

Au programme : détour et des tours, des structures de pierre, un passage vers l’inconnu, un mystérieuse animal, des casques jaunes et une pierre précieuse. Que de suspense !

Aurais-je mieux fait de rester chez moi à faire des chaises en bois ? La suite vous le dira.


Samedi : le bois Beckett

Le bois Beckett est un parc de Sherbrooke. Il est classifié comme « bois ancien » ; le plus vieil arbre serait âgé de 270 ans.

Avec toutes les racines et les pierres qui dépassent, il faut faire attention où l’on marche, mais cela donne une ambiance toute à fait sympathique à ce parc. En tout cas, après deux heures de marche, c’est avec une route que je me suis retrouvé nez à nez. Rien d’anormal me direz-vous. Sauf que d’après le plan, elle ne devait pas se trouver là. En fait, je me suis rendu compte par la suite que j’étais sortie du plan depuis une bonne heure… Ne voulant pas refaire le même chemin dans l’autre sens, j’ai tenté ma chance par un autre chemin. Le problème c’est que celui-ci a rétréci de plus en plus jusqu’à disparaître (ca me rappel les raccourcis d’une certaine personne tient :D).

Je me suis alors retrouvé à crapahuter pendant une heure en pleine forêt québécoise avant de retrouver un chemin un sentier un passage digne de ce nom. Pendant cette traversé improvisée de la brousse, je suis tombé sur un tapis de girolle. Je n’avais malheureusement rien pour les ramasser. J’en ai été bien désappointé. Je suis finalement retombé sur mes traces, et j’ai pu finir ma ballade de manière moins fatigante. Je n’arrive pas à suivre les panneaux de signalisation des sentiers mais mon sens de l’orientation fonctionne encore, c’est déjà ca.

Sur le plan du parc, j’avais remarqué un sentier se nommant « les ancêtres ». Me disant qu’il devait y avoir des vieux arbres aux abords du dît sentier, je me suis par la suite dirigé vers le début de celui-ci. Sauf qu’après quelques allez-retours, je ne trouve toujours pas l’entrée. Bon il y avait bien un petit passage envahi par la verdure façon « Mon voisin Totoro », mais rien qui ne ressemble aux autres chemins de gravier entretenus du parc. Par curiosité, j’ai quand même tenté le petit passage. Après une dizaine de mètres, je peux enfin relever le dos pour tomber nez à nez avec le panneau indiquant le début du fameux sentier. Bon, au final, mise à part l’entrée, le sentier était des plus quelconques…


Après toutes ces pérégrinations, je suis quand même tombé sur un coin qui valait vraiment le coup d’œil : au beau milieu de nulle part, une dizaine de cairns et d’inuksuit rassemblée dans une petite clairière. J'ai bien entendu apporté ma pierre à l'ouvrage :)

lundi 9 août 2010

Ma cabane au Canada

En arrivant je m’étais dit : « Cette année, je ne prends pas de photo de maison ».

Puis j’ai craqué… et plutôt deux fois qu’une. Ceci dit, cela me permets de faire un petit billet sur l’ambiance visuelle des Cantons de l’Est.

Tout d’abord, un petit rappel géographique et historique (promis, j’essaye de faire court). Comme son nom l’indique, les Cantons de l’Est (aussi appelé Estrie) se situe à… l’est. A l’époque ou le Québec s’appelait Nouvelle-France, l’Estrie était une région fortement boisée. Et histoire de corser l’affaire, la chaine des Appalaches traverse les cantons (et à vélo, mes jambes les sentent bien passés ces Appalaches). Autant dire qu’a part les amérindiens et les coureurs des bois, il n’y a pas grand monde dans le coin. Avec l’arrivée des anglais, les cantons commencent enfin à se peupler un peu, mais pas trop.  En effet, sa majesté trouve que l’endroit fait une très belle frontière naturelle avec son voisin indépendantiste. Alors ca serait dommage de trop la défricher. Quelques années plus tard, cela sera finalement les immigrés européens, irlandais et allemands en tête, qui viendront peupler la région. La guerre de sécession bat son plein aux Etats Unis, et il faut bien que quelqu’un fabrique des munitions. Grâce aux Appalaches, les cantons possèdent un sous sol minier exploitables. Business is business, les ennemies d’hier sont les clients de demain (ouh my gad, ce somptueux teasing pour les mines de Capelton dont je parlerais très prochainement dans un prochaine article prochain). Pour finir, les canadiens francophones (nos cousins québécois donc), arriveront enfin dans le coin lors de la révolution tranquille. Bah oui, les cantons étaient bien trop anglophones à leurs goûts.

Grâce à tous ses va et vient, l’architecture locale est très variée. Les demeures victoriennes côtoient les villas d’influence second empire.

  

dimanche 1 août 2010

Bizarre, vous avez dit bizarre

Voici quelques bizarreries que j’ai pu croiser durant mes dernières promenades.

Un oiseau perché sur un arbre ?


Un troll guettant le promeneur égaré ?


Un arbre ayant mangé un éléphant ?


Cela dit, ca fait plusieurs fois que je tombe sur des troncs d’arbre ayant cette forme ; si quelqu’un connait l’explication, je suis preneur.

J’ai aussi réussi à prendre en photo l’écureuil dont je parlais l’autre jour. Il est quand même plus mignon que les gros gris.


Et pour finir, un fond d’écran Maya l’abeille :