Dimanche : les mines de Capelton
Le prospectus disait : « L’Epopée Capelton : visite sous terre. Apporter un chandail chaud et des souliers de marche, la température dans la mine est de 9°C. Apportez votre appareil photo. » ; ben c’est pas faux.
Mais avant ca, j’ai fais un première arrêt par le vieux quartier de Lenoxville. Le coin est charmant. C’est notamment là que se situe l’université anglophone Bishop.
J’y ai par ailleurs croisé un animal ressemblant à une petite marmotte. Si quelqu’un a une idée du nom de cette bestiole, qu’elle n’hésite pas.

Après cette première promenade, j’ai repris la route vers les mines. Arrivée sur place, je me rends compte que c’est au milieu de nulle part, à flan de montagne. Après l’achat du ticket pour la visite guidé, on me tend un casque jaune de chantier. Ca donne un chouette look, presque aussi bien que les ponchos bleus du Maid of the Myst de Niagara Falls. Ensuite, tous les visiteurs embarquent dans une grande carriole tirée non pas par des chevaux mais par un tracteur. Les deux guides nous expliquent alors que l’entrée des mines n’est pas sur place mais au sommet de la montagne et, encore une fois, ca monte dur ! D’où le tracteur.
Devant l’entrée, on se divise en deux groupes, un par guide. Un troisième guide en train de sortir nous informe qu’il a perdu trois gamins la semaine passée. Il nous demande de le prévenir si on les retrouve. Notre guide commente avec un : « C’est comme à la guerre, chaque guide à le droit à 10% de perte par visite. ». Et sur ce, on rentre dans la mine.
Au final, on apprend tout plein de choses sur l’exploitation et l’histoire de la mine. Le complexe de Capelton à ouvert en 1863 pour exploiter le cuivre servant à fabriquer des munitions. Le Canada le vendait ensuite aux Etats unis qui étaient, à l’époque, en pleine guerre de sécession. On nous explique aussi comment rentrer une mule dans une mine par un tunnel d’entrée verticale [1] ou comment repérer un gisement de chalcopyrite avec un éclairage à la bougie. La visite finit par un court documentaire reprenant l’historique des mines de Capelton avec des images d’archive.
La sortie de la mine est des plus originales. Les deux groupes sont rassemblés et les guides nous demandent si cela nous tente de regagner la sortie dans le noir total. Qui ne dit rien consent. L’éclairage électrique est éteint. On a plus qu’à suivre les petites flèches phosphorescentes, seules éléments visibles pendant la cinquantaine de mètres nous séparant de la sortie. Je ne vois même plus le bout de mon nez. Heureusement, le tunnel de sortie est en ligne droite. Si vous vous demandiez quels endroits peuvent être totalement privés de lumière, et bien je peux au moins vous dire que les mines font parties du lot.
Avant de reprendre la carriole, chacun a le droit de ramasser au sol une pierre de chalcopyrite.
Voilà à quoi ressemble la mienne :
[1] : Dialogue au fond de la mine.
- Vous pensez qu’elle fait quoi la mule quand on essaye de la faire rentrer dans un grand trou noir vertical ?
- Euh, elle veut pas ?
- Tout à fait. Du coup, on lui bande les yeux et on lui attache les pattes. Mais le problème, c’est qu’elle risque de se retourner l’estomac si elle gigote pendant la descente. Il faut donc la faire jeuner trois jours avant de la faire rentrer.
Un peu plus tard…
- Quand un mineur se blesse en travaillant, il faut faire venir le médecin. Mais lui non plus, quand il voit le grand trou noir, il ne veut pas vraiment rentrer. Alors qu’est ce qu’on fait ?
- On le fait jeuner 3 jours ?
pour les bestioles, c'est peut être une paire de gants ,en chien de pairie, perdue l hiver dernier
RépondreSupprimeren fait finalement le papounet c'est mieux qd il laisse pas de message... <3
RépondreSupprimeret si tu veux de mes nouvelles : et bien on est rentré de vacances, et on est maintenant en pleine recherche d'appart avec Jo et ON GALERE !!!!!!! et je reprend le taf lundi prochain !
bisou