jeudi 19 août 2010

DOMUS & ARCUS

Ca fait maintenant deux mois que je suis ici et je n’ai toujours pas présenté l’endroit ou je travaille et ce que j’y fais. 

Commençons donc par DOMUS, le laboratoire où je travaille. DOMUS ca veut dire DOmotique et informatique Mobile à l’Université de Sherbrooke,  Ce labo a pour objectif d’apporter plus d’autonomie aux personnes souffrant de handicaps cognitifs (Alzheimer ou schizophrénie par exemple). Plus simplement, DOMUS s’intéresse aux personnes ayant des problèmes de mémoires. Le labo a deux axes principaux de recherche : l’appartement intelligent et les applications pour téléphones mobiles.

Une partie du labo :


L’appartement intelligent est une sorte de maison du futur. C’est un habitat truffé de capteurs et d’écrans graphiques aidant les locataires au quotidien. Par exemple, la cuisinière intelligente détecte les gaz à risques ou une température trop élevé. Elle peut alors, selon les situations, s’arrêter automatiquement, prévenir l’utilisateur ou appeler les secours. Ou encore, une tablette graphique associée à plusieurs capteurs  aide le locataire à préparer un plat en suivant une recette de cuisine.

De leurs côtés, les applications pour mobiles sont le pendant de l’appartement intelligent mais en extérieur. Elles ont autant pour but d’aider le patient que de fournir une aide au diagnostique pour le corps médical. C’est là que j’interviens. Je dois développer une application pour téléphone permettant d’aider une personne souffrant de démence sémantique. Plus précisément, c’est une application aidant à mémoriser des contacts. Ca s’appel ARCUS.

Et ce qui est bien dans ce labo, c’est que pour tester le premier axe de recherche, un appartement réel est imbriqué dans le labo. Et ce qui est encore mieux c’est qu’on a le droit de l’utiliser. On a donc à disposition tout le confort d’un appartement tout équipé à portée de main. Pratique pour manger le midi.

DOMUS est constitué d’une trentaine de personnes dont la moitié de stagiaire français (dont ¾ de l’ESEO d’Anger…). En tout, il y a à peine cinq québécois dans le labo. Ici, ne pas provenir de l’ESEO c’est rare, ne pas être français encore plus. La moyenne d’âge doit osciller autour de 25 ans, et il n’y actuellement qu’une seule personne de plus de 30 ans pour surveiller tout ce petit monde.

Le labo est donc très vivant. Des LANs d’Urban Terror (jeux vidéo) qui se déclenchent en soirée, partie de tarot le midi, passage des collègues des autres labos pour prendre des pauses café groupés (ou cigarettes pour les drogués) et code vestimentaire suivant la sainte trinité tongues, short et tee-shirt Bob l’Eponge. Une situation normale pour un labo de geeks en somme.

5 commentaires:

  1. Plutôt sympa comme labo, et les projets ont l'air intéressants.

    Tu parles de développement mobile, sur quelle(s) plateforme(s) ?

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  2. Ah oui, pour les connaisseurs :

    J'utilise le langage Java et l'API Android de Google & Cie.

    Android étant un projet Open Source, c'est farpait pour un labo de recherche ne disposant pas de crédits infinis.

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  3. Ca a l'air plutôt sympa ton boulot, le projet est cool ! (Android powaa :D)

    Comment se comporte ton nouveau Dell sur urban terror ? ^^

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  4. A ma grande surprise, il fait même tourner Starcraft 2 ...

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